Comparaison par la méthode des couleurs additives de techniques analytiques pour la quantification des endotoxines bactériennes dans des préparations injectables
30 septembre 2026
O. Allard 1, M. Barrieu 2, J. Claves 1, Y. Bouattour 1, P. Chennell 21. CHU Clermont-Ferrand, Pôle Pharmacie, F-63003 Clermont-Ferrand, France
2. Université Clermont Auvergne, CHU Clermont Ferrand, Clermont Auvergne INP, CNRS, ICCF, F-63000 Clermont-Ferrand, France
Introduction
Les préparations injectables sont soumises aux exigences d’apyrogénicité notamment en ce qui concerne les endotoxines bactériennes. Ce contrôle s’effectue principalement par le test du Lysat d’Amœbocytes de Limule (LAL) mais des méthodes recombinantes existent telles que la méthode du Facteur C recombinant (rFC) en plaque ou le réactif en cascade recombinant (rCR) en plaque (rCRp) et cartouche (rCRc). L’objectif a été de comparer ces 3 méthodes, en prenant en compte leurs performances analytiques, environnementales, leurs productivité et efficacité pratique.
Matériel et méthodes
La comparaison des méthodes a été réalisée grâce à l’outil RGB de Nowak et Kościelniak (1) à partir de résultats expérimentaux et données bibliographiques, en utilisant des échantillons de nutrition parentérale lipidiques ou non, selon 3 items : les performances analytiques (rouge = R), le respect de l’environnement (vert = V) et la productivité de la méthode (bleu = B). Les critères choisis pour la performance analytique sont : taux de recouvrement, coefficients de variation et écart entres les concentrations d’endotoxines lues et attendues. Pour l’environnement : mortalité animale, consommation de réactifs et d’énergie. Pour la productivité : temps de préparation et d’analyse, nombres de faux positifs et négatifs. Les techniques en plaque ont été étudiées en condition optimale (plaque pleine) et défavorable (un seul échantillon par plaque). La performance globale est obtenue à partir de la brillance (MB) et de la couleur mesurée.
Résultats et discussion
Les 3 méthodes ont permis de répondre aux critères analytiques fixés. Le rCRc a été classé blanc (=R+V+B) car possédant la meilleure brillance (MB 89%) grâce à l’absence de recours aux produits d’origine animale, une bonne productivité, un taux de recouvrement moyen à 109% et ce malgré une moindre précision. De part de moins bonnes performances analytiques, le rCRp en condition optimale, est classé cyan (=V+B) (MB 78%). Puis arrivent le rFC en condition optimale (MB 65%) et le LAL cartouche (MB 61%), classés magenta (=R+B), du fait du recours au sérum de veau fœtal (rFC) et au sang de limule (LAL). En condition défavorable, le rCRp (MB 64%) et le rFC (MB 51%) sont classés respectivement V et R, puisqu’ils ne remplissent qu’un seul des 3 critères. L’optimisation du remplissage des plaques améliore le temps d’analyse de 60 à 3 minutes par échantillon, et les techniques en cartouche réduisent le temps de préparation.
Conclusion
Ce travail identifie la technique rCR comme étant l’alternative la plus équilibrée au regard des performances évaluées. Il met également en évidence l’importance d’optimiser le remplissage d’une plaque pour gagner en productivité mais surtout la nécessiter de s’affranchir des ressources animales pour améliorer l’impact environnemental.
Référence : (1) Nowak et Kościelniak, Anal. Chem. 2019, 91, 10343−10352