À qualité et à sécurité égales, est-il possible d’optimiser l’efficience énergétique d’une ZAC ?

30 septembre 2026

A. Patry, C. Vetillard, E. Le Bourrhis, M. Dupuy, I. Girault, L. Jemour, H. Perrier
Centre hospitalier du Mans, 194 Av. Rubillard, 72037 Le Mans

Contexte
La ZAC de notre établissement, équipée d’isolateurs en surpression, fonctionne en continu indépendamment de son activité, induisant une forte consommation énergétique.
Dans le cadre du décret tertiaire, un mode réduit en période d’inactivité constitue une piste d’optimisation écologique et économique.

Objectifs
Étudier la faisabilité du mode réduit en ZAC et son impact sur l’efficience énergétique à qualité et sécurité égales. Recenser secondairement les actions de réduction énergétique en ZAC.

Matériel et Méthode
Une photographie microbiologique de la ZAC a été réalisée par des prélèvements d’air par aérobiocollecteur (n=3 en activité, n=3 au repos), de surface par gélose countact (5 points après chaque prélèvement d’air) et par sédimentation (4 heures, n=3 en activité). La dernière qualification (< 1 an) a servi de référence pour la quantification particulaire.
L’installation mode réduit consiste à une réduction du débit d’air en période d’inactivité.
Puis les mesures microbiologiques sont répétées selon le même protocole, suivies d’une requalification par un prestataire extérieur.
Enfin, un questionnaire a été diffusé par le GERPAC afin répondre au second objectif.

Résultats
La conformité microbiologique a été prouvée pour l’ensemble des prélèvements.
Le mode réduit sera activé automatiquement de 18h à 13h (85.1% du temps hebdomadaire), avec retour manuel possible en mode activité, permettant une réduction estimée de 40% de la consommation énergétique par diminution du traitement d’air neuf.
Au total, 21 établissements ont répondu au questionnaire dont 14 ont déjà envisagé de réduire le bilan énergétique. Parmi les 21 : 6 ont mis des actions en place, 12 n’en ont pas initié et 3 sont en cours de réflexion. Les actions rapportées sont l’optimisation de la température (n=3), la réduction du renouvellement d’air (n=2), l’ajustement de l’hygrométrie (n=1) et la mise en veille des isolateurs (n=1).
Parmi les 6 établissements ayant engagé des actions, 3 sont des CHU et 3 des CH. Les CHU (30 000 à 70 000 préparations/an, hottes et isolateurs : anticancéreux, préparations stériles non toxiques, nutrition parentérale, MTI) ont principalement optimisé la température, l’hygrométrie et réduit le renouvellement d’air. Les CH (<30 000 préparations/an, isolateur, anticancéreux), ont mis en veille les isolateurs, réduit le renouvellement d’air et optimisé la température.

Conclusion
La réduction des débits de ventilation pourrait diminuer significativement la consommation énergétique, tout en maintenant la qualité de l’air conforme aux exigences. Ces résultats restent estimatifs et nécessitent des travaux et études complémentaires.

Mots clés : Économie, Ventilation, Technologie pharmaceutique

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